Tranches du net

Mar 6, 2010 4:17am
Si l’ensemble du mouvement universitaire a aujourd’hui admis qu’enseigner est « un métier qui s’apprend », les uns pensent qu’il doit s’apprendre avant d’être recruté et les autres après. - f | Interro Ecrite ★ 1
Feb 5, 2010 4:59pm
Les catholiques du Moyen-Age ou de l’âge baroque auraient été très surpris par notre débat: pour eux, le pape n’était qu’un évêque parmi d’autres, un primus inter pares, dont ils se méfiaient volontiers. Ils étaient gallicans en France, et les Espagnols, les Autrichiens ou les Allemands avaient leur équivalent du gallicanisme. Le pouvoir spirituel de la papauté était relativement limité, et on ne le prenait pas avec un sérieux mortel. Les catholiques attendaient d’être guidés par leurs évêques et par le consensus de la Chrétienté. Le pape jouait un rôle dans ce cadre, mais un rôle limité. Bizarrement, si on regarde les choses avec un peu de distance, on s’aperçoit que l’attente d’une parole papale dans le cadre du nazisme renvoie donc directement au grand mouvement ultramontain du XIXeme siècle. On scrute aujourd’hui tous les gestes, toutes les paroles de Pie XII parce qu’on a accepté la grande idée de Joseph de Maistre: le pape est une figure absolument déterminante dans l’histoire du monde. L’action concrète des évêques durant la Seconde Guerre mondiale, celle des curés, des nones, des simples croyants, tout cela ne compte pas tellement, finalement. Etonnante victoire du théoricien par excellence de la contre-révolution! Comment expliquer ce paradoxe? A mes yeux, c’est là un réflexe spontané du monde démocratique, qui réalise le besoin d’une sorte de pouvoir extérieur, d’un symbole vivant qui puisse nous rappeler que la volonté populaire n’est pas le Tout de la vie humaine et sociale. La papauté en est venu à jouer ce rôle, y compris parmi les non-catholiques. Le « silence » de Pie XII est évidemment un mythe, mais son manque apparemment d’héroïsme et de prophétisme est à la mesure des espérances que les démocrates ont fini par mettre en la papauté. - Silences « L’esprit de l’escalier
Feb 5, 2010 4:58pm
On attend de lui qu’il offre la dénonciation de la Shoah qu’il aurait fallu. Dans la gigantomachie de la Seconde Guerre mondiale, il aurait fallu que le successeur de Pierre, le représentant par excellence du Dieu chrétien sur terre, ait adressé pour les millénaires à venir une parole absolue sur la révélation nouvelle du mal. Voilà en quoi il nous décoit: Pie XII n’a pas compris que la Shoah serait au centre de notre cosmogonie politique, il n’a pas compris que le massacre des juifs consacrait une césure absolue dans l’histoire de l’humanité. Pourquoi n’a-t-il pas compris cela? Parce que ce n’est pas vrai. La Shoah est affreuse, et on n’en dira jamais assez de mal. Mes propres arrière-grands parents sont morts à Auschwitz. Mais Auschwitz n’est pas pas notre horizon, il ne peut pas l’être. - Silences « L’esprit de l’escalier
Feb 5, 2010 4:54pm
la polémique sur le « silence » de Pie XII n’a commencé que dans les années 60. Auparavant, on n’entend qu’un concert de louanges sur son action dans un moment où, me semble-t-il, on ne ménageait pas particulièrement ceux dont on estimait qu’ils avaient été coupables de complaisance à l’égard du pouvoir nazi.
J’ignore si la pièce « Le Vicaire » de Ralf Hochhut, en 1963, peut être considérée comme le déclencheur de la polémique ou si elle n’en est que le premier révélateur. Mais comme le film de Costa-Gavras qui lui fit écho quarante ans plus tard, elle procède de l’illusion que l’histoire était connue à ceux qui l’ont vécue à peu près de la même façon qu’à nous qui avons vu, au collège, ‘De Nuremberg à Nuremberg’ ou ‘Au revoir les enfants’. Et aussi, je crois, d’un certain besoin de se disculper de l’horrible crime en le faisant partager à tous ceux qui ‘étaient là et n’ont rien fait’. - Silences « L’esprit de l’escalier
Feb 5, 2010 4:53pm
la Shoah, c’est si énorme, si tragique… et si loin maintenant, que l’on nie à ceux qui ont vécu pendant qu’elle se déroulait le droit de l’avoir ignorée ou sous-estimée. - Silences « L’esprit de l’escalier
Jan 27, 2010 4:51pm
Jan 13, 2010 9:24am
Une université unique de 100 000 étudiants, notamment à Paris, serait ingouvernable et inutile, quand les meilleures universités mondiales accueillent de 10 000 à 20 000 étudiants, généralement en master ou en doctorat. - Universités : l’union fait-elle la force ? - LeMonde.fr
Jan 12, 2010 4:37pm
Sarkozy avait prédit qu’il serait un président de la rupture. Effectivement : on a rompu le rythme pépère de l’enfoncement du pays pour passer à une vitesse supersonique où les dépenses tous azimuts ont depuis quelques mois perdu tout contact avec la réalité.
Oct 28, 2009 6:36pm
Oct 17, 2009 9:49am
Jul 23, 2009 6:30pm
Jul 3, 2009 10:53am
If a cluttered desk is a sign of a cluttered mind, then what are we to think of an empty desk? - The messy desk of Albert Einstein (1955) « PICDIT
May 30, 2009 6:42pm
May 30, 2009 1:27pm
May 30, 2009 1:27pm
Il s’agit de désigner 72 parlementaires français sur 785, qui auront un important pouvoir de codécision dans des domaines très concrets pour la vie des gens.
Il ne s’agit pas d’exprimer un avis sur les gouvernements nationaux, ni sur la présidence française de l’Union, ni sur la poursuite de l’élargissement. Il ne s’agit pas de fantasmer sur un énième nouveau traité qui n’existera pas. Il s’agit plus simplement de décider si le Parlement européen, et donc la Commission qui va en résulter, sera plutôt de droite ou de gauche. C’est une raison civique et politique suffisante pour aller voter. - Hubert Védrine: “Les controverses générales sur l’Europe sont épuisées depuis le référendum de 2005” - Elections européennes - Le Monde.fr
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